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Showing posts from August, 2026

La performance plutôt que l'aptitude: le processus ou le résultat?

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Nous sommes fascinés par ce que certaines personnes sont capables de faire, et plus encore par leurs performances. C'est pourquoi battre un record est perçu comme quelque chose d'extraordinaire.  La société tient en haute estime les individus qui font preuve d'une aptitude exceptionnelle — que ce soit en affaires, en sport, en art ou dans tout autre domaine — et les élève souvent au rang d'icônes. La performance, elle, est le résultat éclatant de la mise en action de cette aptitude: battre des records, établir des repères, atteindre des résultats mesurables. Elle est, en somme, l'expression statistique de l'aptitude — tandis que l'aptitude elle-même est le processus. C'est précisément la question que soulèvent des événements comme les Jeux Mondiaux des Robots Humanoïdes à Pékin, et plus largement l'évolution de la technologie à l'ère de l'IA: sommes-nous plus impressionnés par le processus ou par le résultat? Autrement dit, par l...

Performance over ability: the process or the result?

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We are fascinated by what people can do, and even more so by their performances. That's why breaking a record is seen as extraordinary. Society holds in high regard individuals who demonstrate exceptional ability — whether in business, sport, art, or any other field — and often elevates them to iconic status. Performance, on the other hand, is the stunning result of putting that ability into action: breaking records, setting benchmarks, achieving measurable outcomes. It is, in many ways, the statistical expression of ability — while ability itself is the process. This is precisely the question raised by events like the World Humanoid Robot Games in Beijing, and more broadly by the evolution of technology in the AI age: are we more impressed by the process or by the result? In other words, ability or performance? I watched the footage from Beijing with that question in mind. This year's edition drew 2,056 robots from 666 teams — four times the field of the first ...

Côte d'Ivoire: From Agricultural Powerhouse to Mining Economy – The Scourge of Illegal Gold Panning.

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Long regarded as the breadbasket of West Africa, Côte d'Ivoire has undergone a profound economic transformation over the past decade. With the growing discovery and exploitation of its oil and gold deposits, the country has gradually shifted from an agro-export economy to a resource-based mining economy. While this evolution appears beneficial for public finances, it has not come without generating unprecedented greed and upheaval. In the oil sector, operations are governed by contracts with multinationals possessing the required technical expertise. For gold, however, the situation is far more complex. Alongside official mining companies, which are required to comply with the mining code – imposing strict standards on safety, environmental protection, and taxation – a devastating parallel activity has emerged: illegal gold panning. This practice, which escapes all oversight, weakens both the formal economy and the country's ecological balance, particularly in regions where it...

Orpaillage clandestin en Côte d'Ivoire: entre boom minier, désastre écologique et impuissance publique.

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La Côte d'Ivoire, longtemps considérée comme le grenier agricole de l'Afrique de l'Ouest, a connu au cours de la dernière décennie une transformation économique profonde. Avec la découverte et l'exploitation croissantes de ses gisements de pétrole et d'or, le pays est progressivement passé d'une économie agro-exportatrice à une économie de rente minière. Si cette évolution semble bénéfique pour les finances publiques, elle n'est pas sans générer des convoitises et des bouleversements inédits. Dans le secteur pétrolier, l'exploitation est encadrée par des contrats avec des multinationales disposant de l'expertise technique requise. Pour l'or en revanche, la situation est bien plus complexe. À côté des compagnies minières officielles, tenues de respecter le code minier – qui impose des normes strictes en matière de sécurité, de protection environnementale et de fiscalité – s'est développée une activité parallèle dévastatrice: l'...

AfCFTA: A Digital Mega-Contract for Customs, but the Real Challenge Lies Elsewhere.

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On August 6, 2026, in Abuja, the African Continental Free Trade Area (AfCFTA) reached a major milestone by signing a 20-year, $3.1 billion concession agreement with the Nigerian company Bergmans Security Consultants and Supplies, through its subsidiary AfriTrade CMP. The stated goal is ambitious: to roll out a unified digital customs system across 50 member countries, enabling real-time cargo tracking, harmonized cross-border procedures, and stronger action against corruption, revenue leakage, and under- or over-invoicing practices. Bergmans is drawing on the experience gained through Nigeria's own customs modernization program, which reportedly boosted customs revenue by 90.4%. Deployment will begin in at least six pilot countries before a gradual continent-wide rollout. While this contract marks undeniable progress, customs modernization alone cannot resolve the structural bottlenecks holding back intra-African trade. As experts Phyllis Wakiaga and Jacqueléne Coetzer ...

AfCTA: un mégacontrat numérique pour les douanes, mais le vrai défi est ailleurs.

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Le 6 août 2026, à Abuja, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a franchi une étape majeure en signant un accord de concession de 20 ans, d'une valeur de 3,1 milliards de dollars, avec la société nigériane Bergmans Security Consultants and Supplies, par l'intermédiaire de sa filiale AfriTrade CMP. L'objectif affiché est ambitieux: déployer un système douanier numérique unifié dans 50 pays membres, permettant un suivi des cargaisons en temps réel, une harmonisation des procédures transfrontalières et une lutte accrue contre la corruption, les fuites de recettes et les pratiques de sous- ou sur-facturation. Bergmans s'appuie sur l'expérience acquise lors du programme de modernisation douanière du Nigeria, qui aurait permis d'augmenter les recettes douanières de 90,4%. Le déploiement débutera dans au moins six pays pilotes, avant une extension progressive au reste du continent. Si ce contrat marque un progrès indéniable, la modernisat...

From Transformation to Competitiveness via the Workforce: The Triple Challenge of African Industrialization.

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We repeat it until we are hoarse: Africa must process its raw materials to create value. This rhetoric is well known to all. As long as the continent confines itself to exporting agricultural products and natural resources in their raw state, it will suffer the negative consequences for its development. Without significant industrialization, unemployment will only grow, condemning Africa to chronic underdevelopment. The raw materials that Africa exports return to it in the form of finished products, up to ten times more expensive. This mechanism makes the continent a net importer, far more than an exporter. Its economy remains extractive rather than transformative, thus creating little added value. On this point, we all agree: Africa must industrialize, especially since it possesses all the assets needed to produce. But what is it that truly prevents Africa from processing its raw materials? 1. The Capital and Workforce Bottleneck. Transforming agricultural products into fi...

De la Transformation à la Compétitivité en passant par la force de travail: Le Triple Défi de l’Industrialisation Africaine.

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Nous le répétons jusqu'à nous égosiller: l'Afrique doit transformer ses matières premières pour créer de la valeur. Cette rhétorique est connue de tous. Tant que le continent se contentera d'exporter ses produits agricoles et ses ressources naturelles à l'état brut, il en subira les conséquences néfastes sur son développement. Sans industrialisation significative, le chômage ne fera que croître, condamnant l'Afrique à un sous-développement chronique. Les matières premières que l'Afrique exporte lui reviennent sous forme de produits finis, jusqu'à dix fois plus chers. Ce mécanisme fait du continent un importateur net, bien plus qu'un exportateur. Son économie reste davantage extractive que transformatrice, créant ainsi peu de valeur ajoutée. Sur ce constat, nous sommes tous d'accord: l'Afrique doit s'industrialiser, d'autant qu'elle dispose de tous les atouts pour produire. Mais alors, qu'est-ce qui empêche réellement l'Afrique...

Free movement of people, but not of goods: the West African paradox.

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With my Ivorian ID card, I can travel freely in Ghana, Togo, Benin and Nigeria. My goods, however, remain stuck at the borders. This paradox is at the heart of my article "The Eco Can Wait, Intra-African Trade First," which you can find the link here:👇 https://mariusoula.blogspot.com/2026/07/the-eco-can-wait-intra-african-trade.html This reflection has just found concrete confirmation. The highway linking Abidjan to Lagos — 1,081 km, six lanes, $`15 billion, crossing Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Benin, and Nigeria — has officially entered its execution phase. The African Development Bank has been appointed lead arranger to mobilize public and private financing for the project, presented as one of the largest regional infrastructure undertakings on the continent and intended to bolster the African Continental Free Trade Area (AfCFTA). A colossal investment, then — but its true effectiveness depends on much more than asphalt. Asphalt moves faster than rules. Let...

Libre circulation des personnes, mais pas des biens: le paradoxe ouest-africain.

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Avec ma carte d'identité ivoirienne, je peux circuler librement au Ghana, au Togo, au Bénin et jusqu'au Nigeria. Mes marchandises, elles, restent bloquées aux frontières. Ce paradoxe est au cœur de mon article «L'éco peut attendre, le commerce intra-africain d'abord», que vous pouvez retrouver sur le lien ci-dessous:👇 https://mariusoula.blogspot.com/2026/07/leco-peut-attendre-le-commerce-intra.html Cette réflexion vient de trouver une confirmation concrète. L'autoroute reliant Abidjan à Lagos — 1 081 km, six voies, 15 milliards de dollars, traversant la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria — est officiellement entrée en phase d'exécution. La Banque africaine de développement a été nommée chef de file pour mobiliser les financements publics et privés du projet, présenté comme l'un des plus grands chantiers d'infrastructure régionale du continent, et censé renforcer la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Un inves...

Côte d'Ivoire's FDI Asymmetry: Why the Region's Anchor Must Become a Regional Investor.

Côte d'Ivoire stands as the undisputed leader of foreign direct investment (FDI) within the UEMOA zone, holding nearly 30% of the region's total FDI stock. This dominance makes it not only the leading destination in the West African franc zone, but also the third-largest in ECOWAS (Agence Ecofin, 2022). In 2024, this trajectory accelerated dramatically, with FDI inflows reaching a record 2,293 billion FCFA (roughly $3.8 billion). This performance placed Côte d'Ivoire just behind Egypt and Ethiopia among Africa's top FDI recipients that year, and ahead of Morocco ($1.6 billion) and Nigeria, whose inflows fell 42% in 2024 (UNCTAD, Africa Regional Trends, WIR 2025).  South Africa is a harder comparison to draw cleanly — its FDI depends on large, one-off M&A deals and listings rather than steady flows, so any given year can land far above or far below Côte d'Ivoire's figure.  That said, Côte d'Ivoire's rise from under $1 billion a year before 2017 to $3....

L'asymétrie des IDE de la Côte d'Ivoire: pourquoi l'ancre de la région doit devenir un investisseur régional

La Côte d'Ivoire s'impose comme le leader incontesté des investissements directs étrangers (IDE) au sein de la zone UEMOA, avec près de 30% du stock total d'IDE de la région. Cette domination en fait non seulement la première destination de la zone franc ouest-africaine, mais aussi la troisième de la CEDEAO (Agence Ecofin, 2022). En 2024, cette trajectoire s'est accélérée de manière spectaculaire, avec des flux d'IDE atteignant un record de 2 293 milliards de FCFA (environ 3,8 milliards de dollars) — le plus haut niveau annuel jamais enregistré par le pays (CNUCED, Rapport sur l'investissement dans le monde 2025). Cette performance a placé la Côte d'Ivoire juste derrière l'Égypte et l'Éthiopie parmi les principaux bénéficiaires d'IDE en Afrique cette année-là, et devant le Maroc (1,6 milliard de dollars) et le Nigeria, dont les flux ont chuté de 42 % en 2024 (CNUCED, Tendances régionales Afrique, WIR 2025). L'Afrique du Sud est une comparaiso...