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Free movement of people, but not of goods: the West African paradox.

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With my Ivorian ID card, I can travel freely in Ghana, Togo, Benin and Nigeria. My goods, however, remain stuck at the borders. This paradox is at the heart of my article "The Eco Can Wait, Intra-African Trade First," which you can find the link here:👇 https://mariusoula.blogspot.com/2026/07/the-eco-can-wait-intra-african-trade.html This reflection has just found concrete confirmation. The highway linking Abidjan to Lagos — 1,081 km, six lanes, $`15 billion, crossing CĂ´te d'Ivoire, Ghana, Togo, Benin, and Nigeria — has officially entered its execution phase. The African Development Bank has been appointed lead arranger to mobilize public and private financing for the project, presented as one of the largest regional infrastructure undertakings on the continent and intended to bolster the African Continental Free Trade Area (AfCFTA). A colossal investment, then — but its true effectiveness depends on much more than asphalt. Asphalt moves faster than rules. Let...

Libre circulation des personnes, mais pas des biens: le paradoxe ouest-africain.

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Avec ma carte d'identitĂ© ivoirienne, je peux circuler librement au Ghana, au Togo, au BĂ©nin et jusqu'au Nigeria. Mes marchandises, elles, restent bloquĂ©es aux frontières. Ce paradoxe est au cĹ“ur de mon article «L'Ă©co peut attendre, le commerce intra-africain d'abord», que vous pouvez retrouver sur le lien ci-dessous:👇 https://mariusoula.blogspot.com/2026/07/leco-peut-attendre-le-commerce-intra.html Cette rĂ©flexion vient de trouver une confirmation concrète. L'autoroute reliant Abidjan Ă  Lagos — 1 081 km, six voies, 15 milliards de dollars, traversant la CĂ´te d'Ivoire, le Ghana, le Togo, le BĂ©nin et le Nigeria — est officiellement entrĂ©e en phase d'exĂ©cution. La Banque africaine de dĂ©veloppement a Ă©tĂ© nommĂ©e chef de file pour mobiliser les financements publics et privĂ©s du projet, prĂ©sentĂ© comme l'un des plus grands chantiers d'infrastructure rĂ©gionale du continent, et censĂ© renforcer la Zone de libre-Ă©change continentale africaine (ZLECAf). Un inves...

CĂ´te d'Ivoire's FDI Asymmetry: Why the Region's Anchor Must Become a Regional Investor.

CĂ´te d'Ivoire stands as the undisputed leader of foreign direct investment (FDI) within the UEMOA zone, holding nearly 30% of the region's total FDI stock. This dominance makes it not only the leading destination in the West African franc zone, but also the third-largest in ECOWAS (Agence Ecofin, 2022). In 2024, this trajectory accelerated dramatically, with FDI inflows reaching a record 2,293 billion FCFA (roughly $3.8 billion). This performance placed CĂ´te d'Ivoire just behind Egypt and Ethiopia among Africa's top FDI recipients that year, and ahead of Morocco ($1.6 billion) and Nigeria, whose inflows fell 42% in 2024 (UNCTAD, Africa Regional Trends, WIR 2025).  South Africa is a harder comparison to draw cleanly — its FDI depends on large, one-off M&A deals and listings rather than steady flows, so any given year can land far above or far below CĂ´te d'Ivoire's figure.  That said, CĂ´te d'Ivoire's rise from under $1 billion a year before 2017 to $3....

L'asymétrie des IDE de la Côte d'Ivoire: pourquoi l'ancre de la région doit devenir un investisseur régional

La CĂ´te d'Ivoire s'impose comme le leader incontestĂ© des investissements directs Ă©trangers (IDE) au sein de la zone UEMOA, avec près de 30% du stock total d'IDE de la rĂ©gion. Cette domination en fait non seulement la première destination de la zone franc ouest-africaine, mais aussi la troisième de la CEDEAO (Agence Ecofin, 2022). En 2024, cette trajectoire s'est accĂ©lĂ©rĂ©e de manière spectaculaire, avec des flux d'IDE atteignant un record de 2 293 milliards de FCFA (environ 3,8 milliards de dollars) — le plus haut niveau annuel jamais enregistrĂ© par le pays (CNUCED, Rapport sur l'investissement dans le monde 2025). Cette performance a placĂ© la CĂ´te d'Ivoire juste derrière l'Égypte et l'Éthiopie parmi les principaux bĂ©nĂ©ficiaires d'IDE en Afrique cette annĂ©e-lĂ , et devant le Maroc (1,6 milliard de dollars) et le Nigeria, dont les flux ont chutĂ© de 42 % en 2024 (CNUCED, Tendances rĂ©gionales Afrique, WIR 2025). L'Afrique du Sud est une comparaiso...

The Eco Can Wait: Intra-African Trade First

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ECOWAS's single currency project, named the eco, rests on strict convergence criteria. These are divided into two categories: four primary criteria and two secondary criteria. Primary criteria: ● Budget deficit: no more than 3% of GDP (grants included, on a commitment basis). ● Inflation rate: no more than 5% per year, with an average targeted in the low single digits. ● Central bank financing of the deficit: no more than 10% of the previous year's tax revenue. ● Foreign exchange reserves: covering at least three months of imports. Secondary criteria: ● Public debt: no more than 70% of GDP. ● Exchange rate variation: kept within a fixed, controlled margin. Yet to date, no ECOWAS country fully meets all of these conditions. Faced with this reality, heads of state have adopted a major shift in strategy: a phased rollout starting in 2027. Meeting on 19 July 2026 in Lungi, Sierra Leone, they confirmed that the eco will not launch simultaneously across all countries: imp...

L'éco, d'accord mais le commerce intra-africain d'abord.

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Le projet de monnaie unique de la CEDEAO, baptisĂ© l'Ă©co, repose sur des critères de convergence stricts. Ceux-ci se divisent en deux catĂ©gories: quatre critères de premier rang (primaires) et deux critères de second rang (secondaires). Critères de premier rang (primaires): ● DĂ©ficit budgĂ©taire: infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  3 % du PIB (dons compris, sur la base des engagements). ● Taux d'inflation: infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  5 % par an, avec une moyenne visĂ©e Ă  un chiffre bas. ● Financement du dĂ©ficit par la banque centrale: infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  10 % des recettes fiscales de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente. ● RĂ©serves de change: couvrant au moins trois mois d'importations. Critères de second rang (secondaires): ● Dette publique: infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  70 % du PIB. ● Variation du taux de change: maintenue dans une marge fixe encadrĂ©e. Or, Ă  ce jour, aucun pays de la CEDEAO ne remplit pleinement l'ensemble de ces conditions.  Face Ă  ce constat, les chefs d'État ont actĂ© un changement...

L'Économie Réelle : Pourquoi l'Afrique Pourrait Être le Prochain Refuge Sûr du Monde

Les individus et les États les plus riches bâtissent leur fortune sur des produits de consommation essentiels Ă  la vie quotidienne — le ciment, le pĂ©trole, et les matières premières qui sous-tendent la construction et l'Ă©nergie. C'est cela, l'Ă©conomie rĂ©elle : une Ă©conomie fondĂ©e sur l'Ă©change physique de biens et de services, et non sur la spĂ©culation financière. L'Afrique opère largement au sein de cette Ă©conomie rĂ©elle. Contrairement aux marchĂ©s portĂ©s par les produits dĂ©rivĂ©s, l'endettement Ă  effet de levier et le capital spĂ©culatif, l'activitĂ© Ă©conomique africaine reste Ă©troitement liĂ©e Ă  la production et au commerce tangibles. Par consĂ©quent, les bourses africaines — dont beaucoup demeurent peu profondes et moins intĂ©grĂ©es aux flux de capitaux mondiaux — sont moins exposĂ©es au type de chocs spĂ©culatifs qui secouent rĂ©gulièrement Wall Street ou les places boursières europĂ©ennes. La crise financière de 2008, par exemple, a frappĂ© les marchĂ©s africains av...