De l'ombre à la lumière: Le chemin du pardon.

La haine est un poison qui garantit sa propre misère. Observez l'amertume qui nous consume lorsque nous haïssons : nous nous fixons sur la ruine de l'autre, nous nous délectons de ses échecs, nous lui souhaitons du mal. Ce faisant, nous ne lui nuisons pas à moitié autant que nous ne nous déformons nous-mêmes. La haine nous réduit à des figures misérables et démoniaques, condamnées à habiter les ténèbres et à ne répandre que la malveillance.

Par conséquent, le seul chemin vers la libération est le pardon. Il n'est pas seulement un acte de charité envers l'offenseur, mais une nécessité vitale pour celui qui porte le fardeau du ressentiment. Sans lui, nos pensées deviennent obsédées par la destruction. Nous risquons de commettre des actes dont nous aurions honte plus tard, tous alimentés par un désir consumant de voir l'autre tomber. Cet état corrosif engendre naturellement la jalousie et l'envie, conduisant à une déchéance morale profonde. Aveuglés par notre propre douleur, nous restons piégés dans un cycle de ressentiment—une haine silencieuse et auto-justificatrice qui murmure : « Il/elle l'a mérité », ou « Bon débarras ».

Se venger ne vous élève pas ; il vous diminue. Avoir connu la souffrance pour ensuite la souhaiter aux autres est la trahison ultime de votre propre expérience. Quelle véritable leçon votre douleur vous a-t-elle enseignée, sinon plus de haine, de méchanceté et d'hypocrisie ? Lorsque la vengeance devient votre boussole, vous êtes déjà perdu.

Un tel chemin ne mène qu'à la ruine. L'âme qui refuse de pardonner et d'aimer refuse en définitive de grandir. Elle cherche un réconfort dans l'excès vide et le plaisir éphémère, à jamais hantée par un bonheur qui l'a fuie. Ces individus finissent souvent par se mépriser eux-mêmes, cachant leur cœur empoisonné comme un lâche se cache dans l'ombre pour faire le mal. Ils peuvent même rassembler d'autres semblables à eux, formant une cour creuse de jugement pour condamner le monde, croyant avoir échappé à la justice. Mais on peut échapper au jugement des hommes ; pas au jugement divin.

Personne ne souhaite revisiter un passé honteux. Pourtant, c'est ce passé même—et notre choix de le transcender—qui nous définit. Le véritable but des épreuves, des humiliations et des peines de la vie n'est pas de nous briser, mais d'embellir notre être intérieur. En vieillissant, nous avons le devoir de devenir des modèles. Nous devons nous efforcer d'être une meilleure version de nos prédécesseurs, tirant les leçons de leurs échecs et des nôtres.

Ce processus de transformation est alimenté par l'amour, appris à travers l'épreuve. Il nous conduit à un bonheur intérieur et inébranlable, indépendant des circonstances extérieures. Nous devenons des êtres de lumière, comme un soleil qui brille également sur tous. Dans cet état, notre respect et notre considération pour les autres sont accordés librement, sans égard pour le statut ou la richesse. Nous commençons à nous connaître véritablement nous-mêmes, et ainsi à comprendre les autres, entrevoyant les mystères plus profonds de l'existence. Voilà la puissance de l'amour : il est le chemin vers la sagesse et la révélation de notre vraie nature—des créatures destinées à émettre de la lumière, et non à habiter l'ombre.

Le pardon est donc la clé extraordinaire de cette transformation. C'est le moyen accéléré par lequel nous expérimentons le pouvoir rédempteur de l'amour. Il est profondément difficile, mais au moment où il est accompli, un univers de possibilités s'ouvre. Nous touchons au divin, comprenant la supplique : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. » Nous voyons que ceux qui nous blessent sont souvent aveugles, agissant sous l'emprise de leur propre douleur piégée. Ils possèdent un intellect mais choisissent d'agir pire que des bêtes—détruisant non pour survivre, mais par un simple et tragique manque de pardon.

Et lorsque vous accomplissez enfin cet acte de pardon aimant, vous êtes justifié. C'est comme si les cieux affirmaient : « Voici mon enfant bien-aimé(e), en qui j'ai mis toute mon affection. »

Souvenez-vous, la vérité ne se trouve pas dans le vacarme de la foule terrestre, mais dans le témoignage silencieux de la multitude céleste—la voix intérieure qui témoigne de ce qui est juste. Cette vérité est un dépôt sacré, à garder en vous avec humilité, une lumière discrète pour guider votre chemin.


Marius Y. M. C. Oula

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