La puissance de Dieu

Qu’est-ce que Dieu ? C’est un être suprême auquel l’humain confère une puissance illimitée, que l’on définit comme omniscient, omnipotent et omniprésent.

Dans la religion, Dieu est perçu comme étant au-delà de tout, le créateur de l’univers, de la terre et de tout ce qu’elle renferme. Nous croyons tellement en sa puissance que nous lui adressons des prières pour résoudre nos difficultés, convaincus qu’il en a le pouvoir.

Une question vient alors à l’esprit : si ton Dieu est si puissant, pourquoi es-tu esclave, dominé, malheureux, soumis à la loi et aux désirs des autres ? Pire, lorsque ceux qui t’oppriment prient un Dieu différent du tien, qu’est-ce que cela implique ? Leur Dieu est-il plus puissant que le tien ? Et lorsque tu pries le même Dieu que tes oppresseurs, qu’est-ce que cela signifie ?

Prenons le cas d’Israël. Yahweh se révèle à Moïse pour délivrer son peuple de la servitude : « C’est par ma main puissante que je vous ai fait sortir d’Égypte ». L’Ancien Testament et la Torah l’attestent par les miracles accomplis par Moïse.

Si ton Dieu n’est pas capable de t’accorder la liberté et que tu demeures dans les chaînes de l’esclavage ou de la colonisation, où donc réside sa puissance ?

Depuis 1948, les Juifs ont fondé Israël, et depuis lors, les Palestiniens sont réduits à rien. Entre Allah et Yahweh, qui est donc puissant ? Lorsque la Bible raconte que Yahweh s’est révélé à Moïse dans le buisson ardent, ce n’était pas d’abord pour recevoir son adoration, mais celle-ci est venue par la démonstration de sa puissance. On ne prie pas une divinité incapable d’agir dans notre vie – dans quel but ? C’est ce qu’on appelle la religion : maintenir les gens dans la servitude, les empêchant d’avoir une pensée rationnelle basée sur la logique et les faits. Certains parleront de foi, mais « la foi sans les œuvres est vaine ». Dieu doit être puissant, et sa puissance doit être démontrable et palpable ; autrement, ce n’est qu’une fable.

C’est pourquoi l’Ancien Testament montre Moïse demandant des signes, qui lui furent accordés. De même, lorsque les disciples de Jean-Baptiste demandèrent à Jésus s’il était le Christ, il répondit : « Les aveugles voient, les sourds entendent... » Aux pharisiens, il déclara : « Si vous ne croyez pas à mes paroles, croyez au moins à mes œuvres. »

Allah est grand ! Oui, pour l’Arabie Saoudite, premier producteur de pétrole au monde. Mais est-il grand pour les Palestiniens ?

Lorsqu’un peuple en asservit un autre, il lui impose souvent sa divinité, car le Dieu des vainqueurs est réputé le plus fort – l’histoire de l’humanité en témoigne.

Les gens s’égosillent à prier ce qui les avilit, soumis moins à une divinité qu’à un homme – le leader religieux – incapable de démontrer la puissance de son Dieu. Des nations entières, un continent même, sont en servitude depuis des siècles. Où est la liberté que ton Dieu devrait t’accorder ?

La mission du Christ fut d’abord de libérer les gens du joug des leaders religieux, eux-mêmes soumis au pouvoir colonial de l’Empire romain. Israël n’observe pas le calendrier romain, l’Arabie Saoudite non plus. Le message de Jésus était clair : libérer le peuple de ses guides religieux, car un peuple qui pense par lui-même devient incolonisable. C’est cela, le renouvellement de l’esprit : la liberté de penser, de réfléchir et de décider. C’est l’aspiration de tout peuple qui aspire à la liberté.

Vous êtes sous domination romaine, et des religieux vous parlent d’obéissance ? Impossible dès lors d’envisager une décolonisation. La crucifixion du Christ illustre un peuple sous domination : les leaders religieux durent obtenir l’autorisation préalable de Ponce Pilate. Voilà pourquoi l’Église catholique fut un instrument puissant de colonisation, soumettant les peuples non directement à Rome, mais à des autorités religieuses assujetties à la métropole.

La religion devient alors une soumission à une autorité qui prêche l’obéissance à un Dieu incapable de te libérer de ta servitude.

Comment un être humain mentalement asservi à un homme pourrait-il même envisager une liberté plus grande ? C’est ainsi que se construit une nation d’esclaves mentaux. Comme un chien à qui l’on retire la laisse : il suit toujours son maître et retrouve son chemin jusqu’à lui. Cela s’appelle le conditionnement ; avec le temps, cela devient coutume, culture.

Quiconque tenterait de libérer un tel esclave deviendrait son ennemi, car il est confortablement installé dans son asservissement, privé de toute rationalité. Voilà comment nous avons été apprivoisés pendant des siècles.

Votre oppresseur ne peut vous prêcher un Dieu véritablement puissant, qui vous donnerait les moyens de le vaincre. Pourquoi vous aurait-il colonisé, assujetti, asservi, si c’était pour vous offrir les armes de votre libération ? Un braqueur ne vient pas chez vous pour vous dérober puis vous donner son arme – ce serait signer son arrêt de mort.

Voilà pourquoi, chers amis, nous devons prier un Dieu puissant qui nous libère de toute servitude. Aucun parent ne peut être fier de voir ses enfants dans les chaînes.

L’esclavage le plus dangereux est l’esclavage mental, perpétué par la religion. Celui-là dure des siècles. C’est ce que Platon a expliqué à travers l’allégorie de la caverne.

Dieu est puissant pour nous libérer de toutes sortes de chaînes. Quel est donc ce Dieu capable de le faire ? Où se trouve-t-il, et comment le trouver ?

La connaissance de cette vérité nous affranchira sûrement.


Marius Y. M. C. Oula

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